#31 Playlist Découvertes

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# Posté le dimanche 20 septembre 2009 04:36

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 05:28

# 32 SOUS COPYRIGHT

# 32 SOUS COPYRIGHT
Nostalgie. Ma vie, mon histoire, mon rêve inachevé.
Le résumé de toute mon existence. Une vie à l'imparfait.
Nostalgie. C'était mon cri du c½ur, l'agonie de mon âme entière, se
consumant lentement, emportée par le temps à la course assassine. Je
n'étais plus qu'un pantin, perdue dans les méandres de mon passé,
déambulant à travers les souvenirs d'une autre vie à l'allure d'un rêve
lointain au réveil difficile. La chaleur du soleil, la lumière miroitant
sur l'eau, la caresse des vagues contre ma peau, mes rêveries face à
l'immensité du ciel... Toute une histoire, un bout de mon être jeté dans
l'abîme du passé, quelques mots griffonnés sur une page à jamais tournée.

Les images défilent, les souvenirs se bousculent alors qu'autour de moi
tout le reste se fait sombre. Comment pourrais je oublier ? Le son de ta
voix, ta présence, le contact de ta main dans la mienne... Les éclats de
rires, les sourires sans trop savoir pourquoi, les rêveries à travers la
fenêtre. Des étincelles de joie à jamais envolées, des espoirs, des
rêves vains, perdus à travers un océan de mélancolie. Nostalgie. ACcrochée
à cette histoire à jamais achevée, je ne vis plus, noyée dans les flots
de cette vie à l'imparfait. Tout est finit maintenant.

A présent je marche dans cette pseudo existence sans avoir où je vais,
sans but, ni destination. Je piétine à défaut de reculer, le c½ur à
jamais resté là bas. Là bas. Deux petits mots qui résumeraient tout le
drame. Pas ici, non, là bas. La mer scintillante aux reflets bleutés, le
soleil au reflets chatoyants teintant les nuages de reflets féeriques,
le ciel constellé de nuées d'étoiles, de lueurs d'espoirs d'horizons
plus beaux. Un autre monde bien plus beau, mon « ici », cet ancien chez
moi, à jamais perdu à travers l'oubli du « là bas ».

Et toujours cette nostalgie qui me submerge, ce regret de ce petit coin
de terre où je croyais enfin goûter à l'avant goût du bonheur. Car non,
je ne reviendrai pas.


Une dernière larme glissa sur ma joue, une dernière ode à cette vie, un
ultime chant de mélancolie. Il ne me restait plus qu'à continuer à
vivre, même si je sais que rien ne sera plus comme avant. Car mon c½ur
lui est bien resté « là bas »...


©Marie
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# Posté le samedi 03 octobre 2009 15:36

# 33 Sous copyright

Je me souviens de tes mains sinueuses et frêles et pourtant si sévères. J'aimais les contempler pendant ton sommeil le matin de cet été féérique : la fenêtre était ouverte et on entendait hurler le vent brûlant qui se confondait à ta respiration mélodieuse. Les insectes chantaient. J'entendais la mer s'essouffler et mourir sur la plage. Les goélands criaient leur joie de voir les marins-pêcheurs rentrer. Il était six heures du matin. Le soleil se levait. Il faisait déjà chaud. Le vent faisait flotter les rideaux vaporeux. Assise sur le lit, je ne pouvais détacher mon regard de ton corps. Le drap blanc tombait dans le creux de tes reins. J'étais fascinée par ton dos où le moindre muscle se dessinait. Et ton visage calme alors qu'à l'extérieur rugissait le vent. Ce visage sur lequel la moindre émotion, la moindre envie transparaissait. Une capacité que j'enviais. J'aurais tant voulu arriver à hurler mon bonheur...Particulièrement cet été-là. A m'exprimer autrement qu'en fondant en larmes.

©Marie
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# Posté le mercredi 14 octobre 2009 14:16

# 34 Sous Copyright

# 34 Sous Copyright
Parce que j'en peux simplement plus, d'être celle à qui on fait croire qu'elle a une importance, qu'on tient à elle, que sans elle ça ne serait pas pareil, et qu'on l'aime tout simplement. Parce que tout ça ce n'est que des conneries et quand on s'en aperçoit ça fait mal. Parce qu'aujourd'hui il n'y personne pour se demander le pourquoi des larmes qui parcourent mes joues. Parce que j'aurais juste besoin d'une épaule. Mais elle n'est pas là et moi je souffre en silence. Mes yeux sont secs, et un gout amer de mal d'être dans ma bouche me réveille chaque matin. Je sais plus qui je suis, je sais plus qui est là pour moi. Parce que je croyais pouvoir compter sur leurs mains pour me trainer quand ca n'ira plus. Mais je m'aperçois qu'il n'y a que moi qui est capable de me fatiguer pour eux. C'est sans retour et ça me fait mal. Tout cela est terriblement égoïste. Désolée. Je ne le suis qu'à moitié.

J'ai le coeur qui explose.
D'y croire toujours trop.

©Marie

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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 16:45

Modifié le lundi 23 novembre 2009 07:29

# 35 SOUS COPYRIGHT

Un sourire se désagrège au fond de ma gorge. Noué de désir, dénoué d'alternative. Je ne me souviens plus de ton visage. La mémoire m'a échangé ces souvenirs de toi contre la possibilité d'avoir à vivre le plus bel instant de ma vie. J'ai acquiescé, et depuis ce jour, j'attends...

J'attends toujours, mais rien

... Et ton souvenir me manque!

Je croyais avoir fait un bon coup. J'échangeais alors des milliers de pages blanches noyées de mots d'une langue inconnue, contre une histoire. Une histoire où je pouvais enfin parler de l'avenir. Il fallait qu'on mette le voile sur nous deux et sur nos coups de gueules. On perd du temps à vouloir se créer un avenir incertain, on perd du temps à vouloir rattraper le passé. On s'est perdu. J'ai toutefois une étrange impression de regret. Je t'imagine alors dans l'impossibilité de traverser la porte de l'oublie. Je sens que ton absence prend de plus en plus d'espace dans mon inconscient, sans pouvoir me remémorer ta présence.

... Et j'attends toujours, mais rien.

Je n'ai plus le souvenir de toi. Ton c½ur en rayon de soleil et ta manie de faire sursauter ma vie. Je ne sais même plus les syllabes de ton nom ni la couleur de tes yeux. Mais pourtant, un vide immense s'installe en moi quand je passe le coin de la rue chez moi et que je sens l'arbre à lilas. Quelque chose en moi m'intercepte et me garanti que cet odeur puisse se rapporter à toi.

... Et ceci me garanti que j'ai le vide de nous.

Et pourtant! Pourtant, je ne puis me souvenir vraiment. Du sentiment qui me grafigne le c½ur quand le vent souffle de l'est et qu'il pénètre dans ma chambre. Cet odeur, comme un coup de passé trop vite oublié. Comme un coup de silence trop lourdement abîmé. Ma mémoire semble avoir englouti tous souvenirs pouvant se rapporter à toi. Néanmoins, mes sens et mon c½ur n'ont pu sombrer ton image dans l'oublie. Je sais que je pourrais me souvenir de toi. J'ai vendu mes souvenirs mais je n'ai pas vendu mon c½ur.

... Parce que je sais que je t'ai aimé.

Je laisse donc cette lettre dans le lilas, juste au coin de ma rue. Ce sera peut-être quelqu'un d'autre que toi qui la prendra et la lira, mais cette personne prendra la peine de la remettre à son endroit. J'espère simplement que tu passeras dans ma rue avec l'intention de venir prendre quelques branches de lilas en souvenir de notre passé. Tu liras donc cette lettre et il ne me resteras plus qu'à espérer que toi...

... Tu n'as pas échangé tes souvenirs de moi.

© Marie
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# Posté le lundi 16 novembre 2009 16:02

# 36 Sous Copyright

 # 36  Sous Copyright
Mon coeur,

Excuse-moi de ne pas faire une belle et grande introduction dans les règles. Tu sais bien que je ne sais que trop mal les faire. Pardonne-moi si ma lettre n'est pas porteuse de bonnes nouvelles. Je n'y peux plus grand choses.

Je me perds dans les méandres de mon admiration et de ma passion dès que je te vois. Alors j'ai préféré t'écrire. Je suis folle de toi et ne saurais te le dire avec un minimum de talent.

Pourtant, je sais ce qui me fait mourir d'amour pour toi, ce qui me fait fantasmer pendant quatre ans avant de te revoir. Ton sourire illumine ton visage à longueur de journée. Cela m'impressionne tout comme ta faculté à aimer les gens. Ton allégresse. Ta faculté à rire de tout, de toi. Tes bras qui m'entourent. Ta capacité à voir quand je fous le camps. Tout cela ne te donne qu'une vague idée, qu'une réalité de ce que j'aime chez toi.

Tu es celui que je n'attendais pas.

Je serais capable de tout pour toi. Tu es mon addiction. Je t'aime, vois-tu ? Tu as su faire de moi quelqu'un d'abordable, de (presque) fréquentable. Tu es la meilleure et la pire chose qui me soit arrivée.

Oui, tu m'as bien lu. Il est grand temps d'arriver au but de ma lettre. Tu es mon premier amour, ma première fois. Elle me laissera un souvenir inoubliable en positif comme en négatif. Tu as été parfait. Je n'ai rien à redire mais, comprends-tu, vivre cachés, se voir à la sauvette, me pèse. De plus, les conséquences de cette fameuse avant-veille de Noël m'ont traumatisée. Elles me hantent beaucoup trop, encore.

Je comprends que tu ne veuilles voir ma mère. Tu as des raisons fort acceptables, je le sais. Mais je ne supportes plus cette distance, ni ces cauchemars qui me poursuivent.

Cela me coûte énormément de te dire ça. J'ai l'impression de m'arracher le c½ur mais, de toutes les façons, je souffre. Je m'enfonce une lame dans le corps.

Je pense qu'il faut qu'on arrête là.


Je pleure. Je t'aime toujours.

M.
PS : Je ne pourrais jamais t'oublier.

© Marie
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# Posté le lundi 16 novembre 2009 16:10